Transparence sur l'intelligence artificielle

Dernière mise à jour : 25 août 2026

Cette page décrit le système d'intelligence artificielle utilisé sur Optikia : ce qu'il est, ce qu'il fait, ce qu'il ne fait pas, comment ses réponses sont marquées et ce que vous devez en attendre. Elle répond aux obligations d'information du règlement (UE) 2024/1689 sur l'intelligence artificielle, dit « règlement sur l'IA », modifié par le règlement (UE) 2026/1744.

L'essentiel

Si vous ne devez retenir que cinq points :

  • L'assistant OptikIA est une intelligence artificielle. Vous n'échangez avec aucune personne, à aucun moment.
  • Ses réponses sont générées automatiquement et peuvent être fausses, incomplètes ou périmées. Elles sont une aide, jamais une décision.
  • Il ne pose aucun diagnostic, ne délivre aucune prescription et n'est pas un dispositif médical.
  • Aucune décision produisant des effets juridiques ou vous affectant de manière significative n'est prise automatiquement à partir de ses réponses : c'est vous qui décidez.
  • L'outil d'équivalence de verres et le calculateur de catégorie ne sont pas des systèmes d'IA : ce sont des recherches dans une base de données et un calcul déterministe.

1. Qui fournit ce système, et lequel

Au sens de l'article 3 du règlement sur l'IA, le fournisseur du système est l'éditeur du site : Flavien Hue (Optikia), entrepreneur individuel, SIREN 933 656 423, 173 rue de Courcelles, 75017 Paris, contact@optikia.com. C'est lui qui met le système sur le marché sous son propre nom et qui répond de sa conformité. Le modèle de langage sur lequel s'appuie l'assistant est fourni par un tiers et n'est utilisé qu'en sous-traitance technique : il ne fournit pas le service et ne définit ni le cadre, ni les garde-fous, ni les réponses attendues.

  • Nom du système : OptikIA (assistant conversationnel de l'espace abonné).
  • Finalité : information et aide à la décision sur le métier d'opticien-lunetier (atelier et montage, optique, mesures, montures, réglementation française de la profession, catalogue de verres et correspondances entre verriers).
  • Modèle sous-jacent : un grand modèle de langage généraliste, exploité via une passerelle d'inférence dont l'acheminement est volontairement restreint à un seul fournisseur, afin que la destination de vos messages soit connue d'avance et ne change pas silencieusement.
  • Le nom exact du modèle et la version du système en service sont indiqués dans le marquage technique décrit à l'article 4, et communiqués sur simple demande à contact@optikia.com.

2. Vous échangez avec une machine (article 50 §1)

Le règlement impose d'informer toute personne qui interagit avec un système d'IA qu'elle s'adresse à une machine. Cette information vous est donnée avant votre première question et reste affichée en permanence sous la zone de saisie de l'assistant. L'assistant s'adresse à vous comme le ferait un confrère expérimenté : c'est un choix de ton, pas une prétention. Il ne se présentera jamais comme un être humain, ne prétendra jamais être opticien, médecin ou professionnel de santé, et répondra franchement s'il vous vient l'idée de lui demander s'il est une intelligence artificielle. Aucune fonction du service ne cherche à reconnaître vos émotions, à vous catégoriser, ni à vous identifier biométriquement.

3. Ce que le système fait, et ce qu'il ne fait pas

Un système d'IA générative produit un texte plausible, ce qui n'est pas la même chose qu'un texte vrai. L'assistant peut se tromper sur une valeur, une règle ou une référence, et il peut le faire avec assurance. Il est conçu pour rester dans un périmètre étroit et pour refuser ce qui sort de ce périmètre, mais aucun garde-fou n'est infaillible.

  • Il ne pose aucun diagnostic ni pronostic, ne confirme aucune pathologie et ne prescrit rien. Sur un symptôme, il oriente vers un médecin ou un ophtalmologiste et signale les signes d'alerte.
  • Il n'est pas un dispositif médical : il n'a pas de finalité de diagnostic, de prévention, de contrôle, de traitement ni d'atténuation d'une maladie.
  • Il n'établit aucun classement de valeur entre verres ou verriers, ne recommande aucune référence commerciale nommée et ne donne aucun prix de verre. Toute correspondance proposée est un candidat à valider par l'opticien.
  • Il ne demande jamais l'identité d'un client ou d'un porteur, ni son numéro de sécurité sociale, ni son numéro de dossier, et n'a pas vocation à traiter des dossiers nominatifs.
  • Il n'est pas à jour de l'actualité produit et ne remplace ni la documentation du fabricant, ni le texte réglementaire applicable.
  • Il ne prend aucune décision à votre place et n'exécute aucune action en dehors de la conversation : il ne commande rien, ne modifie aucun dossier, n'écrit nulle part ailleurs.

4. Marquage des contenus générés (article 50 §2)

Le règlement impose que les contenus générés par un système d'IA soient marqués dans un format lisible par machine et détectables comme artificiellement générés. Le marquage retenu ici repose sur des métadonnées, posées à trois niveaux et documentées ci-dessous. Ce que ce marquage ne fait pas, et il faut le dire clairement : il n'incorpore aucun filigrane numérique dans le texte lui-même. Le code de bonnes pratiques européen attend un tel filigrane pour un texte de plus de 200 mots-jetons environ. Le poser suppose d'intervenir au moment même où le texte est produit, ce que seul le fournisseur du modèle peut faire ; l'assistant s'appuie sur un modèle tiers appelé par une passerelle. Le règlement n'impose que ce qui est techniquement possible au regard de l'état de la technique et des coûts, ce qui fonde la solution retenue, mais l'écart est réel et n'est pas dissimulé. L'éditeur n'a donc pas adhéré à ce code, dont l'adhésion est volontaire et vaut, pour ses signataires, présomption de conformité. Un éditeur non signataire doit exposer les moyens qu'il a retenus et pouvoir en démontrer le caractère adéquat : c'est l'objet du présent article.

  • Chaque réponse est SIGNÉE cryptographiquement (Ed25519) au moment où elle est produite, avec la date et l'heure. La signature porte sur le texte exact : si une seule lettre change ensuite, elle ne correspond plus.
  • Un « reçu de provenance » vous est remis avec chaque réponse (bouton en forme de bouclier sous la réponse). Il contient le texte, sa date et sa signature.
  • Ce reçu se contrôle sur la page « Vérifier un contenu », publiquement, gratuitement et sans compte : n'importe qui — un client, un confrère, une autorité — peut établir qu'une réponse vient bien d'ici, sans nous solliciter et sans nous croire sur parole. La clé publique nécessaire au contrôle est servie à l'adresse /api/verifier-contenu.
  • Chaque réponse est en outre servie avec des en-têtes HTTP de provenance, et chaque message de l'assistant porte dans l'interface des attributs « data-ai-* » qui l'identifient comme généré par IA, avec le modèle et la version du système.
  • L'export de vos données personnelles (droit à la portabilité) inclut un bloc de provenance décrivant le système ayant produit les réponses, et rappelle que vos propres messages, eux, ne sont pas générés.
  • La présente page expose la même déclaration sous forme de données structurées lisibles par machine.
  • Ce marquage porte sur les réponses de l'assistant. Il ne s'étend pas à ce que vous en faites ensuite : si vous recopiez une réponse dans un autre document, c'est à vous d'en indiquer l'origine. Une réponse recopiée depuis l'écran, sans son reçu, ne se vérifie plus — non parce qu'elle serait fausse, mais parce que la preuve voyage dans le reçu, pas dans le texte.

5. Classement du système au regard du règlement

Le règlement sur l'IA gradue les obligations selon le risque. L'éditeur a procédé à l'analyse suivante, réexaminée à chaque évolution fonctionnelle du service :

  • Pratiques interdites (article 5) : aucune. Le service ne recourt ni à des techniques subliminales ou manipulatrices, ni à l'exploitation de vulnérabilités, ni à la notation sociale, ni à la reconnaissance des émotions, ni à la catégorisation biométrique, ni à l'identification biométrique à distance.
  • Haut risque (article 6 et annexe III) : le système n'entre dans aucun des domaines listés. Il n'intervient ni dans l'accès à un emploi ou à une formation, ni dans l'octroi de prestations ou de services essentiels, ni dans une évaluation de solvabilité ou de risque en assurance, ni dans un tri d'urgence, ni dans une procédure administrative ou judiciaire.
  • Le mode d'entraînement pédagogique de l'assistant (quiz et simulations, déclenchés uniquement à votre demande) a fait l'objet d'un examen particulier au regard du point 3 de l'annexe III, relatif à l'éducation et à la formation professionnelle. Il n'est pas concerné : il ne conditionne l'accès à aucun établissement ni à aucune formation, ne produit ni note opposable, ni attestation, ni validation d'acquis, et n'est utilisé par aucun organisme pour évaluer qui que ce soit. C'est une révision personnelle, sans effet sur une situation.
  • Modèles d'IA à usage général (chapitre V) : les obligations correspondantes pèsent sur le fournisseur du modèle, pas sur l'éditeur du site, qui est fournisseur d'un système d'IA construit à partir de ce modèle.
  • Restent donc applicables les obligations de transparence de l'article 50 et l'obligation de littératie de l'intelligence artificielle de l'article 4, l'une et l'autre traitées par la présente page.

6. Ce qui, sur ce site, n'est pas de l'intelligence artificielle

Annoncer de l'IA là où il n'y en a pas serait aussi trompeur que l'inverse. Deux services du site n'en emploient aucune : L'outil d'« équivalence de verres » interroge une base de données éditoriale et applique des règles de compatibilité écrites par l'éditeur. À question identique, il rend toujours le même résultat. Il n'infère rien et n'apprend rien. Le calculateur de catégorie de verre applique une règle de calcul fixe aux valeurs que vous saisissez. Les articles du blog sont écrits et publiés sous la responsabilité éditoriale de l'éditeur, qui en vérifie les faits et en cite les sources ; ils ne sont pas publiés comme des textes générés automatiquement.

7. Supervision humaine et bon usage

L'article 4 du règlement, réécrit par l'omnibus numérique du 8 juillet 2026, demande aux fournisseurs comme aux utilisateurs professionnels de prendre des mesures pour soutenir le développement de la culture de l'intelligence artificielle des personnes qui s'en servent. Concrètement, quelques principes suffisent à utiliser l'assistant sans danger :

  • Considérez chaque réponse comme une piste, pas comme une source. Ce qui engage votre responsabilité professionnelle doit être vérifié à la source : documentation du fabricant, texte réglementaire, ordonnance.
  • Méfiez-vous des réponses les plus assurées sur les points les plus précis : une valeur chiffrée, une référence de produit ou un article de texte sont ce qu'un modèle de langage invente le plus volontiers.
  • N'y saisissez aucune donnée identifiante : ni identité, ni coordonnées, ni numéro de dossier, ni numéro de sécurité sociale, qu'il s'agisse d'un client, d'un tiers ou de vous-même. Une correction ou un symptôme rattachés à une personne identifiée sont des données de santé.
  • Sur toute question de santé, l'orientation vers un médecin ou un ophtalmologiste prime sur ce que dit l'assistant.
  • Si vous mettez l'assistant à disposition de vos collaborateurs, il vous revient, en tant qu'utilisateur professionnel, de les informer de ces limites : c'est ce que le règlement attend de vous.
  • Signalez-nous ce qui vous paraît faux. C'est la voie la plus rapide pour corriger le catalogue ou resserrer un garde-fou.

8. Vos données et le modèle

Le contenu de vos messages est transmis au fournisseur du modèle pour le seul besoin de produire la réponse. L'éditeur n'utilise pas vos conversations pour entraîner ni pour affiner un modèle d'intelligence artificielle, et n'en cède l'usage à personne à cette fin. Vos conversations restent rattachées à votre compte et ne sont pas lues par l'éditeur, sauf si vous choisissez vous-même d'en joindre une à un message de support ; cet accès est alors journalisé et la date de consultation vous est affichée. Le détail des traitements, des destinataires, des transferts hors Union européenne, des durées de conservation et de vos droits figure dans la Politique de confidentialité, dont la présente page est le complément et non le substitut.

9. Signaler un problème et exercer un recours

Une réponse fausse, un garde-fou franchi, une correspondance de verres erronée, un comportement qui vous surprend : écrivez-nous. Depuis l'espace abonné, la messagerie de support permet de joindre la conversation concernée, ce qui est de loin le plus efficace. Depuis l'outil public d'équivalence, un formulaire de signalement permet de nous alerter sans compte et sans frais. Par courriel : contact@optikia.com. Le règlement sur l'IA prévoit par ailleurs la possibilité d'adresser une réclamation à l'autorité nationale de surveillance du marché compétente. Le Gouvernement a rendu public le schéma retenu pour la France : la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) en assure la coordination et tient le rôle de point de contact unique ; le contrôle des obligations de transparence dont relève cet assistant est confié à la DGCCRF et à l'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom). Ce schéma reste subordonné à son adoption par le Parlement. En l'état, l'adresse de saisine indiquée par l'administration est reglement-ia@dgccrf.finances.gouv.fr. Pour tout ce qui touche à vos données personnelles, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) est compétente et peut être saisie directement (www.cnil.fr).

10. Mise à jour de cette page

La configuration décrite ici change lorsque change le modèle, le cadre donné à l'assistant ou l'acheminement des requêtes. La version du système en service est indiquée dans le marquage technique des réponses, ce qui permet de rattacher une réponse conservée à un état précis du service. Cette page est réexaminée à chaque évolution fonctionnelle significative du service et à chaque évolution du cadre juridique applicable. Elle porte la date de dernière mise à jour indiquée en haut. Références : règlement (UE) 2024/1689 du 13 juin 2024 établissant des règles harmonisées concernant l'intelligence artificielle, modifié par le règlement (UE) 2026/1744 du 8 juillet 2026 ; code de bonnes pratiques européen sur la transparence des contenus générés par intelligence artificielle ; lignes directrices de la Commission européenne sur les obligations de transparence de l'article 50.